vendredi 31 mai 2013

I'll read you a story









Il y a maintenant deux ans, jour pour jour, je partais sur les routes de Laponie, en Suède et Norvège.
Pleine de doutes et d'excitation, qui se transformèrent au fur et à mesure en ennui et émerveillement.
Certainement la plus belle et plus dure expérience jamais vécue.
Trente jours sur la route, seule, le silence comme camarade.
La nature était sublime.
Mais il m'aura fallu plusieurs mois avant d'arriver à me replonger dans mes photos,
que je regarde aujourd'hui avec nostalgie.
L'année dernière, j'avais écrit ces quelques mots, des histoires dont j'aime me rappeler :

La Laponie m'est un souvenir aussi beau que difficile.
Il y a un an, je partais avec un sac sur le dos, traverser les plaines de Laponie suédoise et norvégienne, et longer les côtes des mers de Norvège et de Barents.
Tout cela me semble à la fois si vieux, et en même temps, il me revient les détails et impressions encore fraîchement inscrits dans ma mémoire.
Je repense quelques fois à ce vieil homme français croisé sur un parking vide à Leknes dans les îles Lofoten. Avec son imperméable et sa petite valise sur roulettes. En attendant un bus qui ne viendrait jamais, il me racontait son adoration pour les îles Lofoten, venant y passer une semaine tous les ans depuis la mort de sa femme il y a une dizaine d'années.
Cet homme qui m'avait pris en stop. Nous avions traversé les îles Lofoten, choisissant la route la plus belle. Il me racontait qu'après une vie aux quatre coins du monde, du Mexique à Paris, il avait décidé de revenir en Norvège et habitait sur une petite île dans les Lofoten, peuplée de quelques dizaines d'habitants. Qu'il n'y faisait rien, et n'y ferait rien tant que le paysage continuerait de l'émerveiller.
A Gällivare, la femme qui m'hébergeait me répétait que je ressemblais à sa fille, partie travailler "en ville". Qu'il fallait que je vienne à Gällivare. Je pourrais m'y marier, et y trouver du travail facilement. Lui parler de France et de Paris faisait naître en ses yeux des étincelles. Elle me jurait de revenir en France, et à Nice, le plus rapidement possible, prenant mon contact pour que l'on se revoie.
Les rencontres furent brèves, et j'aime me rappeler ces histoires entendues sur la route.


3 commentaires:

Jay a dit…

je ne savais pas, ça à du etre une sacrée expérience! tu es bien courageuse :)

C SATHAL a dit…

Et moi, j'avais adoré te suivre !
c

mathilde a dit…

Belle photos en tout cas, ça donne envie de faire comme toi.